Urbanisme et industrie
 Le faubourg de San Roque : l’urbanisme d’une société industrielle

La población es agradable y de buen aspecto. Sus casas, bien construidas, espaciosas y limpias. Las calles, sin pavimento, tortuosas y algunas desniveladas.
Sarthou, C. (1913): Géographie générale du Royaume de Valence: Province de Castellón.


Dans l’espace qu’occupe depuis 1983 la place de la Mairie et l’Hôtel de Ville se trouvait la Bassa de la Vila, qui recevait les eaux provenant du barrage situé quelques kilomètres plus haut, à proximité de la commune rurale de La Foia, à travers le canal d’irrigation principal. Outre son utilisation pour l’irrigation et comme lavoirs publics, la Bassa de la Vila alimentait en eau plusieurs ateliers de poterie aux XVIIIe et XIXe siècles, situés aux alentours de la Plaça de Sant Roc et la rue Arzobispo Gasch.
Les premières manufactures du XXe siècle s’installèrent au sud du noyau urbain (La Progresiva, La Esmeralda, Gaya, La Paloma, Sanchis, Gómez) et conditionnèrent la croissance urbanistique vers cette zone, donnant naissance à des quartiers ouvriers, surtout à partir de 1960.
Dans les dernières décennies du XXe siècle, certaines de ces manufactures fermèrent et d’autre furent transférées à des zones plus vastes et mieux équipées. Les terrains furent transformés en sol urbain et furent la base de la croissance de l’Alcora durant ces années.


La Progresiva
En 1903, Salvador Cotanda Álvaro fonda dans la rue Arzobispo Gaschla la première fabrique de carreaux céramiques de l’Alcora : La Progresiva. Peu de temps après, l’entreprise fut prise en charge par sa veuve, Rosario Aguilella. On y trouvait également une section de vaisselle. La Progresiva occupait un splendide bâtiment avec une façade couronnée par deux tours, qui fut détruit au début des années 1990.

Portique de Piquera :

Un autre élément distinctif de cette zone est le Portique de Piquera, qui n’appartient pas aux murailles médiévales de l’Alcora mais fut construit en 1756 en reliant 2 habitations qui se faisaient face, avec l’obligation de laisser suffisamment d’espace para passar qualquier carga de trigo, leña para hornos de ollas y cántaros y qualquiera otra de un vagage solo, manteniéndolo siempre en su mismo estado (pour passer toute charge de blé, de bois pour les fours à marmites et cruches et tout autre d’un seul tenant, en le maintenant toujours en l’état). Cette citation nous indique l’existence d’une activité potière aux alentours.
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